Présenté par

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Sarah Sternbergh, P.Eng., M.Eng.

Sarah Sternbergh, P.Eng., M.Eng.

Sarah Sternbergh sait très jeune qu’elle veut être ingénieure.

« À 11 ans, j’ai décidé de devenir ingénieure, se rappelle la jeune femme de 28 ans. Le génie allait me permettre d’aider les gens, de faire des choses utiles et de consacrer ma carrière à des projets concrets. »

À l’époque, elle caresse un rêve : étudier en génie mécanique dans l’ultime but de devenir astronaute. Cependant, l’appel du Nord canadien et ses activités de plein air font en sorte que, une fois à l’Université Queen’s, à Kingston, en Ontario, elle opte pour une autre discipline du génie.

« Je viens du Yukon; je passe le plus clair de mon temps à l’extérieur. »

« De plus, j’ai adoré le cours de géologie donné en première année de génie par un merveilleux professeur, M. John Hanes, qui m’a fait découvrir et aimer la géologie. »

Elle décroche donc un baccalauréat en génie géologique puis retourne au Yukon pour faire carrière dans ce domaine, qui lui permet de passer du temps à l’extérieur.

 

Travail sur le terrain

Après des études à l’Université Queen’s, Sarah retourne dans sa ville natale de Whitehorse et y travaille comme ingénieure-conseil en génie géologique pour deux firmes d’experts-conseils en génie : Tetra Tech (aujourd’hui EBA) et Associated Engineering.

Dans le cadre de ses fonctions, Sarah touche à tout, qu’il s’agisse de la gestion de projet (y compris les rencontres de clients et la planification de projet), de l’exécution technique de projet (qui peut l’amener à faire du travail sur le terrain, comme le forage d’un puits ou des essais environnementaux) ou de la rédaction de rapports définitifs.

Elle passe ainsi la moitié du temps au bureau et l’autre moitié sur le terrain.

« Une journée de travail sur le terrain dure généralement 12 heures. Mes tâches sont très diverses, je peux aussi bien diriger les travaux sur le site qu’effectuer en une journée un programme d’échantillonnage complet à des fins de surveillance de la pollution de l’eau. »

« Je dois parfois rester sur le site pendant une longue période (jusqu’à trois semaines d’affilée), afin de superviser et de gérer les programmes sur le terrain et de recueillir des échantillons d’eau, d’effectuer des épreuves hydrauliques ou des essais de pompage, voire de recueillir des échantillons de pergélisol ou de sol (selon le type de programme). »

Voilà le type de travail qu’elle préfère comme ingénieure-conseil.

« C’est un travail intense et stimulant, et les journées ne sont jamais ennuyeuses, dit-elle. J’aime m’occuper des questions techniques difficiles que les gens du gouvernement ou du domaine de la construction préfèrent laisser aux experts. C’est pour cette raison que je suis encore ici, comme ingénieure-conseil. »

 

Conseils à l’intention des jeunes ingénieurs

Tout au long de sa carrière, Sarah a fait la rencontre de quelques mentors exceptionnels — dont M. Hanes de l’Université Queen’s —, qui l’ont aidé à orienter sa carrière d’ingénieure.

L’un d’eux, Jack Dennett, géologue principal à EBA, est « une source d’inspiration » pour Sarah, surtout dans sa façon d’aborder les problèmes et de gérer les projets.

« Je crois que ce qui fait de moi une bonne ingénieure, c’est ma passion pour la résolution des problèmes et ma façon de garder mon calme en situation de crise, explique-t-elle. Dans ces cas, je dis simplement aux autres : “Il n’y a pas de quoi s’inquiéter ; nous trouverons une solution efficace, et tout ira bien.” »

« C’est en observant Jack agir ainsi dans chaque projet que j’ai adopté cette attitude ; il a été une véritable source d’inspiration pour moi. »

Durant ses études, Sarah a la chance d’être encadrée par deux professeures à l’Université Queen’s.

« La responsable de mon département et celle de la division de l’exploration minérale étaient deux femmes très intelligentes, très dévouées et des ingénieures hors pair, se souvient-elle. Je ne pouvais pas espérer de meilleures mentores à ce stade de ma carrière, comme femme dans la profession d’ingénieur. »

À ce titre, Sarah est parfois confrontée à des situations difficiles, mais elle ne se laisse pas décourager pour autant.

« Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne comprends pas le fonctionnement d’un clapet de non-retour ! »

Sarah a pu compter sur des mentors exceptionnels durant sa carrière, et c’est maintenant à son tour de prodiguer un conseil judicieux aux jeunes ingénieurs en leur faisant valoir l’importance du réseautage.

« Saisissez les occasions d’aller à des congrès, de rencontrer des gens et de leur parler, conseille-t-elle. Je sais à quel point ces événements peuvent être intimidants pour vous, et que vous pourriez être tentés de vous asseoir dans un coin sans rien dire en présence de tous ces gens que vous respectez tant ; mais ce n’est pas parce que vous êtes étudiant que vous n’avez rien d’intéressant à dire. »

« Posez-leur des questions, même si elles vous semblent un peu stupides, et prenez le temps de discuter avec ces personnes ; les conversations qui en découlent sont souvent les plus intéressantes. »

« C’est en rencontrant les autres et leur parlant que vous découvrirez leur façon de percevoir le monde et que vous changerez votre propre perspective sur le monde. »