Présenté par

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Garfield Downes, M.A.Sc.

Garfield Downes, M.A.Sc.

Les ingénieurs ont tous une histoire à raconter à propos de leur choix de carrière — celle de Garfield Downes commence par une calculatrice solaire.

« Un jour, quand j’étais petit, ma calculatrice s’est fendue en deux en tombant sur le sol. C’est ainsi que j’ai découvert, en dessous des boutons en caoutchouc et de l’écran, la carte de circuits imprimés », raconte l’ingénieur de 36 ans. À cet âge, je ne savais pas ce que c’était, mais j’étais fasciné par elle. Elle était verte et recouverte de trucs en métal. »

« Je me suis donc assis pour jouer avec elle, mais, en la touchant, j’ai rompu certains fils… si fins, invisibles à l’œil nu et qu’un simple toucher suffisait à écarter et à abîmer irrémédiablement. J’ai dessiné la calculatrice, j’ai démonté certaines de ses pièces, puis les ai remontées, dans le but de comprendre ce qui clochait et de la réparer. »

C’est ainsi que son obsession commence.

Conception de la nouvelle génération de l’électronique de défense

De son désir de comprendre le fonctionnement d’une calculatrice naît un véritable intérêt pour les sciences. Il prend alors l’habitude de démonter les jouets qu’on lui offre pour en saisir le mécanisme. Plus tard, il fréquente une école secondaire offrant un programme en électronique, dans sa ville natale de Toronto, puis il s’inscrit en génie électrique à l’Université d’Ottawa.

Après avoir occupé divers emplois en coopération, il retourne à l’université, effectue une maîtrise en génie électrique et se fait offrir un poste chez Nortel Networks à Ottawa.

C’est là qu’il décide de concevoir des cartes de circuits imprimés pour les communications à haute vitesse. En 2009, il devient concepteur de matériel (un poste qu’il occupe toujours) chez General Dynamics Mission Systems – Canada, l’une des plus grandes sociétés d’électronique de défense au pays. Au sein de cette division, il se joint à l’équipe qui développe des affichages intelligents pour véhicules militaires (chars, sous-marins, navires, etc.).

« Imaginez un ordinateur encastré dans la console d’une voiture, explique Garfield, et qui est branché à son système électronique afin d’afficher — à des fins de surveillance — les données relatives au moteur, à la pression d’huile, à l’essence et à tout ce qui indique l’état du véhicule. L’ordinateur vous permet également de consulter les données de navigation, les données sur la connaissance de la situation ou des applications de gestion de combat. »

À titre de concepteur de matériel, Garfield travaille essentiellement à la conception ainsi qu’à la recherche et au développement en électronique. Ces tâches varient d’une journée à une autre : parfois il imagine de nouvelles conceptions, parfois il évalue celles des autres.

Conception, mise à l’essai et dépannage

« Tantôt je m’occupe de la conception, de la mise à l’essai ou du dépannage, tantôt j’assiste à des réunions afin de passer en revue les divers problèmes avec les unités qui sont revenues du terrain », dit-il. Garfield conçoit ainsi des prototypes de nouveaux produits ou modernise d’anciennes réalisations afin d’adapter les produits existants aux normes en vigueur.

Il lui arrive aussi d’évaluer les conceptions actuellement mises à l’essai par un client ou issues d’autres équipes d’ingénieurs de General Dynamics. Le cas échéant, il les met à l’épreuve et dresse la liste de leurs succès et de leurs échecs.

On lui demande parfois d’examiner les exigences et les modalités des marchés pour lesquels des équipes de développement des affaires ou de marketing de General Dynamics désirent soumissionner, en vue de déterminer si l’entreprise possède déjà un produit répondant à ce besoin ou si elle devra en créer un nouveau. Ce sont ces aspects que Garfield préfère.

« Si je me suis joint à General Dynamics, c’est principalement dans le but de faire partie de leur équipe de recherche et développement, et de participer à la conception de la prochaine génération de produits. »

C’est d’ailleurs ce qu’il fait, après s’être laissé guider constamment par la même obsession : un désir irrépressible de réparer ce qui est cassé, comme la calculatrice de son enfance. « Si je m’aperçois que quelque chose ne fonctionne pas bien, j’essaie d’en découvrir la raison et de trouver une solution, conclut-il. J’ai toujours fait cela : imaginer des solutions à des problèmes uniques. »

 

« Les ingénieurs résolvent les problèmes. Qu’il s’agisse d’un problème existant ou d’un problème unique, la solution est leur raison d’être. J’ai toujours été comme ça. »

Garfield Downes, M.A.Sc.