Présenté par

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Damineh Akhavan, P.Eng., MBA

Damineh Akhavan, P.Eng., MBA

Aussi loin qu’elle remonte dans ses souvenirs, Damineh Akhavan a toujours voulu être ingénieure en aérospatiale.

C’est à l’aéroport, avec ses parents, qu’elle commence à s’intéresser aux avions : elle n’a alors que deux ans. « D’après ma mère, je pointais du doigt un avion en lui répétant : “J’en veux un”, raconte l’ingénieure de 35 ans, et mon père m’a rétorqué : “Eh bien, tu ne peux pas en avoir.” Mais je lui ai répondu : “Non, non. je veux en faire un.” »

En 1983, soit l’année suivante, la jeune fille de trois ans vit en Iran, son pays natal, et regarde à la télévision le décollage de la navette spatiale Challenger avec, à son bord, la première astronaute américaine à voyager dans l’espace, Sally Ride. « Quand je l’ai vue, se rappelle Damineh, j’ai voulu devenir astronaute. Voilà ce que je voulais faire, voilà ce que m’a attirée vers le génie. »

Elle déménage au Canada à la poursuite de ses rêves

Cependant, son parcours vers le génie est semé d’embûches : « En deuxième année, j’ai écrit dans une dissertation que je voulais devenir astronome pour découvrir une planète habitable, ingénieure pour construire un vaisseau spatial et astronaute pour transporter tous les habitants de la Terre sur la planète que j’avais découverte. Mon professeur m’a dit que ma dissertation n’était pas réaliste et que je devais la recommencer. »

Malgré tout, Damineh persévère, forte du soutien de ses parents : « Mon père me disait que je pouvais faire tout ce que je voulais. Il avait l’habitude de m’emmener sur le toit pour regarder les étoiles. Il m’a toujours encouragée à poursuivre mes rêves. »

C’est dans cette optique que ses parents quittent l’Iran pour recommencer leur vie au Canada, afin que leur fille, alors âgée de 17 ans, puisse devenir ingénieure en aérospatiale. « L’Iran n’offrait aucune perspective en aérospatiale, se souvient Damineh. Alors mes parents ont décidé de partir et voilà comment nous nous sommes installés au pays afin que je puisse réaliser mon rêve. »

Elle s’inscrit à l’Université de Victoria, où elle obtient un double diplôme — un baccalauréat en génie mécanique et un baccalauréat ès sciences en physique — avant de décrocher un MBA.

Tout au long de ses études, elle effectue des stages dans des entreprises aérospatiales en Californie; c’est ainsi qu’une fois diplômée elle reçoit un certain nombre d’offres d’emploi aux États-Unis de même qu’une proposition de Viking Air, un chef de file de la fabrication d’avions utilitaires à Sidney, en Colombie-Britannique. Damineh accepte l’offre de Viking Air, même si le salaire est deux fois moins élevé que celui des autres offres, car elle sait que le service d’ingénierie de l’entreprise est relativement récent et qu’il favorisera un parcours de carrière des plus intéressants recelant de nombreuses possibilités d’avancement.

Dix ans plus tard, elle travaille encore à Viking, où elle occupe maintenant le poste d’ingénieure principale et offre du soutien technique pour plus de 1 300 avions de Havilland dans le monde entier.

« J’adore mon travail! »

À titre d’ingénieure principale chez Viking, Damineh participe à un grand nombre de travaux de modification — si un client désire modifier son appareil ou n’arrive pas à se procurer certaines pièces, Damineh apporte des modifications au design de l’avion. En outre, elle est détentrice d’une délégation de pouvoirs de Transports Canada l’autorisant à approuver des designs et le travail d’autres ingénieurs, ainsi qu’à agir comme mentore auprès d’eux pour le travail qu’elle exécutait à ses tout débuts dans l’entreprise.

Ces derniers temps, elle participe de plus en plus aux enquêtes sur les accidents d’avion. Lorsqu’un accident d’avion survient, elle évalue les dommages subis par l’avion afin d’établir, d’un point de vue technique, s’il peut être remis en état de navigabilité et, le cas échéant, de déterminer la façon d’y parvenir.

Son travail chez Viking la fait voyager dans le monde entier, que ce soit à l’intérieur du Canada, au Japon, en Inde, en Autriche ou en Argentine. Elle peut ainsi interagir avec des clients et des gens d’horizons divers et se familiariser avec leur culture. C’est cette interaction humaine que Damineh préfère dans son travail.

« J’adore mon travail, s’exclame-t-elle, j’aime traiter avec des personnes différentes et, pour couronner le tout, je travaille à des dossiers d’avions. » Trente-trois ans plus tard, Damineh a fait de son rêve de petite fille de deux ans — fabriquer des avions — une réalité.

« Les instruments du médecin que vous consultez, c’est du génie.

Le pont sur lequel vous roulez, c’est du génie.

Votre téléphone cellulaire, c’est du génie.

Le génie est partout — dans votre maison, dans votre voiture, au travail —, et rien ne fonctionnerait sans les ingénieurs. C’est le génie qui fait tourner le monde.

Toutes les autres professions en dépendent. »

Damineh Akhavan, P.Eng., MBA